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© Delcourt

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Tome 1
Dessin Matsumoto Taiyo
ScÈnario Matsumoto Taiyo
AnnÈe 2003
Editeur Delcourt
Collection Mangas
SÈrie Ping pong, tome 1
autres tomes 1 | 2 | 3 | 4 | 5
Bullenote [dÈtail]

 

4 avis
CoeurDePat
Couverture assez laide, sujet banal et graphisme peu aguichant, pourquoi donc lire "Ping Pong" ?

RÈponse 1 (on aime l'auteur !) : parce que cette sÈrie est (entiËrement) rÈalisÈe par Taiyo(u) Matsumoto, celui-lý mÍme qui a commis ce chef d'oeuvre qu'est "Amer BÈton"; parce qu'il est atypique, intÈressant et qu'il faut le suivre.

RÈponse 2 (on aime le sport !) : parce que ce manga parle de sport, un peu comme "Olive et Tom", ou encore "Hikaru No Go" dans un genre diffÈrent, et que bizarrement cela a tendance ý scotcher le lecteur devant son bouquin autant qu'un match de coupe du monde; Ègalement parce qu'apparemment l'auteur s'est bien documentÈ sur le ping-pong et que l'aspect technique, sans Ítre lourd, est bien prÈsent. "Ping Pong" se lit d'une seule traite et rÈussit ý Ítre passionnant.

RÈponse 3 (on aime les diffÈrents thËmes !) : parce que le sport partage le devant de la scËne avec un thËme rÈcurrent chez l'auteur, la difficultÈ de s'insÈrer, de vivre dans une sociÈtÈ que l'on n'a pas choisie, le mal Ítre; parce que les personnages ne sont pas forcÈment ce qu'ils paraissent, qu'ils ont une personnalitÈ que l'on dÈcouvre et qui dÈstabilise.

RÈponse 4 (on aime les adaptations bien faites !) : parce que l'adaptation d'Akata/Delcourt est une fois de plus trËs bonne. Le papier est d'excellente qualitÈ, la couverture Èpaisse et agrÈable, le sens de lecture original respectÈ, le lettrage lisible et en accord avec l'esprit de l'histoire, et il y a en plus 6 pages de "clÈs de comprÈhension" trËs intÈressantes.
(ils ont juste interverti les images, pages 212 et 213...)

RÈponse 5 (on veut la suite !) : parce que le tome 1 se conclut sur un gros suspense, et que comme on s'est peu ý peu laissÈ entraÓner dans l'histoire, on est un peu frustrÈ !
Herbv
En un mot : J'adore. Cela fait longtemps que je lorgne du cÙtÈ des oeuvres de Matsumoto mais j'Ètais toujours repoussÈ par les couvertures et par le dessin. Bref, je n'Ètais pas prÍt. Puis le temps est passÈ et les oeuvres ÈditÈes chez Tonkam ont disparu des rayonnages, sortant un peu de ma mÈmoire bien occupÈe par les innombrables sorties de ces derniers mois. Et Ping Pong est arrivÈ ý point pour me rappeler que je ratais quelque chose (l'actualitÈ aussi, avec la dÈcision discutable de Tonkam de retirer leurs 3 Matsumoto).

Ping Pong est une sšrement une des oeuvres les plus accessibles de Matsumoto, c'est idÈal pour dÈcouvrir ce mangaka surdouÈ. L'oeuvre est tellement riche que les diffÈrents niveaux de lecture prÈsents peuvent nous Èchapper. J'ai adorÈ Ping Pong et son dessin si particulier (la rËgle, le mangaka ne la connait que pour tracer les cases) et si personnel (Áa change de ces graphismes modernes si parfaits), ses personnages plus complexes qu'il n'y parait, l'ancrage de l'histoire dans la rÈalitÈ japonaise. De plus, nous avons une trËs belle rÈalisation de Delcourt pour seulement 10 euros. Cet excellent travail est conclu par un superbe bonus d'une qualitÈ jamais vue dans un manga (pour mon cas). FÈlicitations aux personnes qui ont rÈalisÈ ce bonus, c'est extraordinaire. J'adore les bonus (notamment avec les DVD o˜ il m'est arrivÈ d'acheter des films que j'avais dÈjý vu rien que pour le DVD de bonus supplÈmentaire) et lý, je suis comblÈ tant les pages bonus sont variÈes (dÈtails de la sociÈtÈs japonaise et termes rencontrÈs dans le manga sont trËs bien expliquÈs, principes du Ping Pong, comparaison photos de lieux et dessins les reprÈsentant). Achat indispensable, mÍme pour les fans de shÙnen de sport qui dÈcouvriront autre chose que Captain Tsubasa, en attendant Touch d'Adachi (il finira bien par arriver).
pikipu
Un manga sur le Ping-pong?

La reconversion d'Olive et Tom? La post-carriËre de Jeanne et Serge? Un manque d'inspiration des mangakas?

A quand un manga sur les billes?
Et sur le kilo de merde?

Un cÈlËbre chroniqueur de bulledair fait l'Èloge de ce premier volume. Nous partageons beaucoup d'avis communs. Je lui fais confiance. 4 euros chez Gibert, c'est pas la mort. Je pourrai toujours le refourguer ý mon neveu, il aime bien la bÈdÈ et il joue au ping-pong avec un copain.

Tiens, curieux ce dessin, Áa ressemble pas ý Olive et Tom, ni ý Jeanne et Serge. C'est mÍme marrant, il a oubliÈ sa rËgle. Pas trËs sÈrieux pour un mangaka. La honte.

Et je me rends compte que ce dessin-lý ne ressemble ý aucun autre. C'est trËs personnel et c'est trËs beau.

Le trait d'un dessinateur, c'est un peu comme le timbre d'un chanteur. Il y a des milliers de voix qui se ressemblent, il y a des intonations stÈrÈotypÈes, des effets que chacun utilisent par souci d'uniformitÈ ou manque d'identitÈ. Et de temps en temps, une voix sort du lot, vous ne savez pas encore si vous l'aimez ou pas, mais elle ý un mÈrite certain, c'est dÍtre totalement reconnaissable, totalement authentique parce qu'unique.

C'est le cas du dessin de Matsumoto. Partant de ce constat-lý, vous ne pouvez que vous laisser happer par cette narration et vous vous rendez compte que le ping-pong ne consiste pas qu'ý renvoyer la balle de l'autre cÙtÈ.

Et on se met ý lire les autres avis de ce chroniqueur. Ils cachent sans doute d'autres belles dÈcouvertes..
isaac
Cela faisait dÈjý un petit moment que je lorgnais du cÙtÈ des oeuvres de Matsumoto, sans ne jamais oser casser ma tirelire. Ce n'est donc que gr’ce ý la parution de Ping Pong chez Delcourt que j'ose enfin lire l'une de ses oeuvres. Non que je sois adhÈrent ý un club ni particuliËrement fan de ce sport, simplement du fait que de nombreuses critiques traÓnant sur le web ont motivÈ mon achat. Mais qu'est ce que je regrette de ne pas avoir franchi ce pas plus tÙt, surtout que les Èditions Tonkam viennent de retirer les oeuvres de Matsumoto de leur catalogue car jugÈes pas assez grand public...

Et c'est tant mieux que l'oeuvre de Matsumoto soit plus proche du manga d'auteur que de la production grand public. Il n'est par ailleurs pas Ètonnant de voir les critiques relayÈes par des lecteurs d'ordinaire habituÈs ý lire des bandes dessinÈes indÈpendantes, plutÙt que par les fans de mangas pur et dur.

Il faut dire que le trait de Matsumoto ne brosse pas le fan de manga dans le sens du poil. Grand admirateur de Moebius qu'il a dÈcouvert au hasard d'une visite en France, le graphisme de Matsumoto diffËre complËtement de ces personnages stÈrÈotypÈs qui garnissent les shonen et autres shojos. Les personnages de Matsumoto ont un encrage prononcÈ, ne ressemblent pas ý un modËle de beautÈ et leurs yeux ont une taille ý peu prËs normale.
Le trait de Matsumoto, se rapproche plus d'un ComËs que d'un quelconque auteur japonais. Il est trËs personnel, joue avec les perspectives et les angles de vue sur les personnages.
Le Japon dÈpeint par l'auteur est loin d'Ítre idÈal. Il est sale, glauque, l'Ècole est en perdition dans cette sociÈtÈ individualise. Les personnages de Matsumoto se cherchent un peu dans cette sociÈtÈ sans repËres ni avenir. Ils sont dÈsabusÈs. Si PÈco rÍve de devenir champion du monde en consacrant sa vie au ping-pong, Smile lui, prend ce sport comme un simple loisir, car comme il le dit lui mÍme, "je fais Áa pour tuer le temps jusqu'ý la fin de ma vie".

A la diffÈrence des autres sÈries abordant le thËme du sport, ping-pong n'est pas centrÈ sur la fraternitÈ, l'esprit de compÈtition, ni la combativitÈ (au dÈbout tout du moins). Le manga de Matsumoto est beaucoup plus intimiste et apporte une rÈelle critique sur la sociÈtÈ japonaise qu'il dÈpeint en toile de fond. Un portrait d'une jeunesse japonaise poussÈe dans des sports par leurs aÓnÈs afin d'asseoir la rÈputation de leur Ècole.

HonnÍtement, je ne pensais pas autant accrochÈ cette histoire de... ping-pong. Pourtant, le discours est dense, l'histoire palpitante, le graphisme personnel, nerveux lors des Èchanges de balles. Il n'est pas Ètonnant que Ping Pong soit nominÈ ý AngoulÍme pour le meilleur dessin. Il est en effet rare qu'un mangaka dÈveloppe son propre style. Ici Matsumoto est plus proche d'une production franco-belge.

Ping Pong est donc une trËs bonne introduction ý l'univers de Tayou Matsumoto et une bonne passerelle entre l'univers du manga et celui de la bd fanco-belge intimiste, quelque soit la provenance du lecteur.

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